Lionel Jospin "n'incarne pas, comme le fait Ségolène Royal, ce désir de renouvellement et de changement, qu'il aurait pu susciter à d'autres époques", affirme M. Bianco (FR2, 19/08/2006)

dessin humoristique tiré du site de Deligne
Je sollicite par avance l'indulgence du lecteur pour le montage photo... Vous aurez toutes et tous reconnu Christophe Caresche et Dominique Bertinotti...
Quant à Patrick Bloche, je l'ai croisé - il était avec son homologue le Premier secrétaire du 92 - le 27 juin dernier au Patronage laïque du 15ème arrondissement à la fête des 70 ans du Front
Populaire... Une superbe soirée en vérité, avec une exposition consacrée aux femmes sous le Front populaire, des discours de Léon Blum, la dédicace de différents livres consacrés aux femmes (notamment Une femme dans l'arène, livre poignant de sincérité, à la fois politique et autobiographique d'Anne Hidalgo), et une intervention de Martine Aubry... et le match France-Espagne sur écran géant !
Au cours de cette soirée festive, je n'ai pas entendu la moindre allusion désobligeante - même voilée - à l'encontre de Ségolène
Royal... J'ai même entendu Anne dire - en privé - qu'elle était d'accord avec Ségolène sur certains points !
La fédération parisienne du Parti socialiste n'est donc pas une citadelle imprenable...
François Alex
Paris, dimanche 20 août 2006.
Le président socialiste du conseil général des Alpes-de-Haute-Provence et ancien ministre Jean-Louis Bianco soutient Ségolène Royal car Lionel Jospin "n'incarne pas ce désir de changement", a-t-il déclaré dans un entretien au quotidien régional La Provence.
Lionel Jospin "n'incarne pas, comme le fait Ségolène Royal, ce désir de renouvellement et de changement, qu'il aurait pu susciter à d'autres époques", affirme M. Bianco, signataire jeudi avec neuf autres responsables socialistes d'un appel en faveur de la candidature de Mme Royal à la présidentielle.
"On a, je crois, beaucoup de considération pour Lionel Jospin, pour l'homme d'Etat, pour ce qu'il a fait. Mais ayant dit après le 21 avril 'j'arrête', annoncer maintenant 'je reviens', ce n'est pas ce qu'attendent les gens", poursuit l'ancien ministre des Affaires sociales et des Transports.
A propos de Ségolène Royal, il ajoute: "elle a le mérite de dire souvent les choses plus nettement que d'autres, de manier le moins possible la langue de bois et d'apparaître très ferme sur les questions de sécurité, ce qu'elle est en effet".
Texte de Soutien
L'ancien secrétaire général de l'Elysée à l'époque de François Mitterrand a signé un texte de soutien à la candidature Royal en compagnie de huit autres élus du PS:
Gaëtan Gorce, député et secrétaire national du PS,
Dominique Bertinotti, maire du IVe arrondissement de Paris et secrétaire nationale adjointe,
Didier Boulaud, sénateur-maire de Nevers,
Jacques Floch, ancien ministre et député,
Jean Germain, maire de Tours,
Jean-Pierre Mignard, "responsable national",
Christophe Caresche, député et adjoint au maire de Paris Bertrand Delanoë,
Gilles Savary, député européen.
Pour ces signataires, tous membres de la majorité du parti et appartenant à la sensibilité "Nouvelle voix", "la désignation de notre candidat doit constituer la première étape d'une dynamique électorale qui nous conduira jusqu'au succès et non le paroxysme d'un débat interne dont la virulence nous affaiblirait tous".
Et "s'il est normal d'accueillir avec discernement les indications que nous apportent aujourd'hui les enquêtes d'opinion, il est préférable pour le moral de toute la gauche que celles-ci confirment nos chances de succès plutôt que le contraire", écrivent-ils.
"Nous ne croyons pas plus à la femme qu'à l'homme providentiel", affirment ces responsables socialistes, qui refusent aussi "la figure imposée du chef de l'Etat tutélaire", dans une allusion à l'ancien premier ministre Lionel Jospin.
Autre membre de "Nouvelle voix",
Patrick Bloche a indiqué pour sa part que contrairement à plusieurs membres de cette sensibilité il attendrait le dépôt des candidatures à l'investiture du parti pour dire qui il soutient.
Il a rappelé aussi que Nouvelle Voix avait "à plusieurs reprises stigmatisé la personnalisation du débat", souhaitant "se positionner sur les idées". Il a souligné aussi qu'en tant que premier secrétaire fédéral (Paris) il devrait, avant de faire connaître son choix entre les candidats à l'investiture, "en débattre avec les militants de sa fédération".
En réponse à une question sur la popularité de Ségolène Royal, Jean Glavany, qui croit encore aux chances de Lionel Jospin, "si un militant c'est celui qui doit entériner les sondages, ce n'est plus la peine qu'il se creuse la tête, ce n'est plus la peine qu'il adhère à un parti politique. Nous devons nous poser d'autres questions".
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