Ségolène Royal a fait valoir que les enfants devaient pouvoir recevoir le soutien de cours individuels gratuits car c'est la condition de la réussite scolaire pour tous. (Yahoo, 14/11/2006)

Publié le par François Alex

Meeting parisien de Ségolène Royal dans une ambiance survoltée

PARIS (AFP) - Ségolène Royal, candidate à l'investiture socialiste pour la présidentielle, a demandé aux socialistes lundi soir devant quelque 1500 militants enthousiastes réunis au gymnase Japy (XIe arrondissement) de "ne pas avoir peur des idées neuves".

En pantalon noir et haut fuchsia, Mme Royal a abordé, dans une ambiance exaltée, ses thèmes préférés, des jurys citoyens à la démocratie participative, du syndicalisme de masse à l'ordre juste, avec quelques coups de griffe à ses adversaires, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn.

"A trois jours du vote, je sens comme la montée de quelque chose de fort", je sens comme un parfum de mai 81", a-t-elle lancé, interrompue sans cesse par des vivats.

Avec aplomb, elle a repris un à un des thèmes qui ont suscité la polémique.

"Ce n'est pas perdre sa crédibilité que de dire que les 35h ont eu des effets secondaires pervers qu'on ne pouvait pas prévoir", a-t-elle lancé.

A propos des jurys-citoyens, elle a affirmé en riant : "Mais non, je ne vais pas couper la tête des élus (...) ! Ce n'est pas parce qu'on fait plus de démocratie participative que la démocratie représentative est menacée !".

 

Evoquant de façon allusive la vidéo d'Angers, où elle s'en prenait aux cours de soutien privés donnés par les enseignants, elle a fait valoir que les enfants devaient pouvoir "recevoir le soutien de cours individuels gratuits, oui, gratuits, car c'est la condition de la réussite scolaire pour tous".

Et critiquant "les formules rabâchées pour effets de tribune", elle s'en est prise à ses "compétiteurs", sans les nommer. Elle a ainsi repris une phrase attribuée à Laurent Fabius par le journal Libération, qui aurait dit à propos de son entrée en campagne : "mais qui va garder les enfants ?".

Elle a accusé Dominique Strauss-Kahn d'avoir dit, après le débat sur les questions internationales, qu'elle "aurait mieux fait de rester chez elle au lieu de lire ses fiches-cuisine".

Toujours sans le nommer, elle a reproché aussi à ce dernier, quand elle était ministre de l'environnement et lui ministre de l'industrie, d'avoir refusé ses demandes d'investissements dans les énergies renouvelables, en disant : "tout ça ce sont des sujets de fille, ce n'est pas très important !".

"De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace !", lui avait lancé en l'accueillant Patrick Bloche, le premier secrétaire fédéral de Paris et député de l'arrondissement, qui a annoncé son ralliement il y a deux semaines.

Les élus parisiens étaient là en nombre : adjoints au maire (Christophe Caresche, Christophe Girard), maires d'arrondissement (Dominique Bertinotti, Roger Madec)...

Ce meeting venait un peu plus de deux semaines après le "débat" entre les trois candidats à l'investiture dans une autre salle parisienne, au Zénith, où elle avait été huée.

mardi 14 novembre 2006, 12h47
 
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A
Je suis d’accord avec Segolene Royal; L’action des élus a besoin d’être contrôlée. C’est une  évidence et comme toute évidence la proposition de Madame Royal se situe au-dessus du clivage droite gauche; ce qui me convient assez bien. Cependant la proposition de madame Royal pose des questions sans apporter les solutions. Comment organiser ce contrôle citoyen sans le dénaturer, comment l’installer dans la durée, comment passer outre le désintérêt du citoyen de base pour la chose publique ?  Le contrôle des élus par l’électeur c’est ni plus ni moins que l’exercice de la souveraineté par le peuple. Souveraineté confisquée par les élites et les élus. Le rétablissement de la souveraineté populaire à l’intérieur et le rétablissement de la souveraineté nationale à l’extérieur sont des priorités qui exigeront un effort constant.Les outils juridiques pour organiser la démocratie de proximité existent. Je prends pour exemple les articles L.2141-1, L.2142-1, 3, 4, et L.2143-2  du code général des collectivités territoriales. Mais qui s’en souci ?  Il faut par exemple réformer le code des collectivités locales pour redonner aux conseillers municipaux l’espace qu’ils n’auraient jamais du perdre.  C’est n'est pas normal qu’un conseiller s’abstienne systématiquement d’intervenir en conseil municipal sous prétexte qu’il a été élu sur la liste du Maire !!        
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