Mme Royal a précisé qu'elle ne s'exprimait qu'en tant que présidente de région. "Et ça me va", a-t-elle ajouté, "parce que la politique se fait par la preuve"(Le Monde, 25/08/2006)
AFP 25.08.06 | 16h00
Comme elle entrait dans l'auditorium du Centre de conférences de La Rochelle, suivie par un bloc compact de photographes et cameramen, la socialiste favorite des sondages a été chaudement applaudie. Mais une partie seulement du public s'est levé pour l'ovationner.
Le scénario s'est répété à la fin de son discours, une partie de la salle manifestant sa réserve en restant assis.
L'intervention de Mme Royal s'est faite en l'absence de plusieurs de ses rivaux pour l'investiture socialiste à la présidentielle de 2007, dont Laurent Fabius, Jack Lang qui avait "un autre rendez-vous", selon son entourage, ou Dominique Strauss-Kahn qui, selon son entourage, "préparait" le discours qu'il devait prononcer dans la soirée.
Après une introduction de Jean-Christophe Cambadélis, président de l'Université, Mme Royal a pris la parole, mais sans se mettre au pupitre.
Micro en main, elle a commencé par des "mercis" aux militants ou sympathisants présents, et a été à nouveau applaudie en rappelant que la région qu'elle préside et qui accueille ce forum, le Poitou-Charentes, "a été reprise à la droite et à Raffarin" (l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin).
Mme Royal a précisé qu'elle ne s'exprimait qu'en tant que présidente de région. "Et ça me va", a-t-elle ajouté, "parce que la politique se fait par la preuve".
Elle a ainsi détaillé les réalisations des 20 régions socialistes (sur 22) où "nous sommes unis" et "où nous savons régler les problèmes des gens".
Elle a cité notamment les emplois jeunes, dont 80.000 ont été créés dans les régions, et la création d'une centaine de pôles de compétitivité.
