La favorite domine la course sur les questions du « logement », de la « réduction des inégalités », de la « lutte contre les délocalisations » ou de la « baisse du chômage » (Figaro, 19/10/2006)

Publié le par François Alex

Je crois remarquer, dans l'article ci-dessous, un biais sensible en faveur de DSK, ce qui semble naturel, compte tenu de la coloration politique du Figaro...

Il est "de bonne guerre" de favoriser le challenger du camp adverse en chantant les louanges de ces débats...

Comme il fallait s'y attendre, DSK a brillé dans ses domaines de compétence technique mais Ségolène conserve un avantage considérable sur l'impression générale et sur les thèmes du logement, du chômage et des inégalités...

Paris, le 19 octobre 2006.

TABLEAU CHIFFRE SYNTHETISANT LE SONDAGE AUPRES DES SYMPATHISANTS (NON LES MILITANTS) PS
  SEGO % DSK % FAB %
avant le débat 66 27 7
après le débat 63 32 5
le (la) + convaincant(e) 53 37 10
stature de chef d'Etat 67 61 25
+ pouvoir d'achat 44 34 21
le + convaincant pour
le soutien à la croissance
34 58 8
réforme de la fiscalité   49  
réduction de la dette   58  
logement 65    
réduction des inégalités 63    
lutte contre les
délocalisations
53    
baisse du chômage 51    

logo Figaro

 

Le débat avantage DSK sans détrôner Royal

Selon une enquête d'OpinionWay, réalisée pour « Le Figaro » avant et après le débat, Ségolène Royal recule mais demeure la préférée des sympathisants socialistes.

AVANTAGE pour Strauss-Kahn, échec pour Fabius, Royal toujours loin devant. Le premier débat télévisé entre les candidats socialistes à l'investiture n'a pas inversé la donne toujours favorable à la présidente de Poitou-Charentes. Mais DSK semble avoir mieux que les autres réussi l'exercice, si l'on en croit l'enseignement du sondage réalisé avant et après le débat par OpinionWay pour Le Figaro.


(AP/F.Dufour)
 
L'institut a interrogé un panel de sympathisants PS qui ont regardé le débat organisé mardi soir et qui portait sur les questions économiques et sociales. Avant l'émission, une très large majorité d'entre eux, 66 %, souhaitaient que Ségolène Royal soit désignée candidate du PS. Ils étaient 27 % à préférer DSK et 7 % à choisir Laurent Fabius. Au bout des deux heures, le rapport de forces a légèrement évolué : Dominique Strauss-Kahn progresse de cinq points (32 % des sondés souhaitent qu'il soit désigné), Royal recule de trois et Fabius de deux. Par ailleurs, les personnes interrogées ne sont que 53 % à avoir trouvé Royal la plus convaincante, contre 37 % pour DSK et 10 % pour Fabius. Malgré son expérience d'ancien premier ministre, les sondés ne sont que 25 % à lui concéder la « stature d'un chef d'Etat ». Ils sont 67 % à accorder cette qualité à Royal et 61 % à DSK.

« DSK a beaucoup à gagner »

L'ancien premier ministre n'a pas marqué des points, y compris sur les thèmes phares de sa campagne. Les sondés ne sont, par exemple, que 21 % à le juger plus convaincant que les autres candidats sur « l'augmentation du pouvoir d'achat », (Royal obtient 44 % et DSK 34 %). À l'inverse, la compétence économique de Dominique Strauss-Kahn est reconnue. Pour 58 %, il est le plus convaincant des prétendants pour « le soutien à la croissance », devant Royal (34 %) et Fabius (8 %). Les sujets ardus le favorisent aussi : la « réforme de la fiscalité » (49 %) ou la « réduction de la dette » (58 %).

La favorite domine la course sur les questions du « logement » (pour 65 % elle est la plus convaincante), de la « réduction des inégalités » (63 %), de la « lutte contre les délocalisations » (53 %) ou de la « baisse du chômage » (51 %).

Pour Hugues Cazenave, président d'OpinionWay, « DSK a beaucoup à gagner à la poursuite de ce type d'exercice ». Comme le montrent, selon lui, les commentaires des personnes interrogées, recueillies sur Internet (lire ci-dessous), la préférence envers Ségolène Royal est « parfois très peu structurée » politiquement, alors que « la cohérence du discours » de Strauss-Kahn serait mise en exergue. « L'image » de Fabius rendrait « inaudible » son discours.

Les enquêtes réalisées dans la perspective de la désignation du candidat PS sont toutefois à analyser avec précaution : elles renseignent sur la perception du débat au sein du parti par des sympathisants, plus que sur le rapport de forces entre les militants, qui sont les seuls à voter. Ainsi Fabius, qui obtient régulièrement des scores très faibles, avait recueilli 20 % des suffrages lors du congrès du Mans en 2005. Ces militants avaient déjà dans l'idée de soutenir sa candidature à la présidentielle.

NICOLAS BAROTTE.

Publié le 19 octobre 2006

lefigaro.fr

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