La favorite domine la course sur les questions du « logement », de la « réduction des inégalités », de la « lutte contre les délocalisations » ou de la « baisse du chômage » (Figaro, 19/10/2006)
Je crois remarquer, dans l'article ci-dessous, un biais sensible en faveur de DSK, ce qui semble naturel, compte tenu de la coloration politique du Figaro...
Il est "de bonne guerre" de favoriser le challenger du camp adverse en chantant les louanges de ces débats...
Comme il fallait s'y attendre, DSK a brillé dans ses domaines de compétence technique mais Ségolène conserve un avantage considérable sur l'impression générale et sur les thèmes du logement, du chômage et des inégalités...
Paris, le 19 octobre 2006.
| SEGO % | DSK % | FAB % | |
| avant le débat | 66 | 27 | 7 |
| après le débat | 63 | 32 | 5 |
| le (la) + convaincant(e) | 53 | 37 | 10 |
| stature de chef d'Etat | 67 | 61 | 25 |
| + pouvoir d'achat | 44 | 34 | 21 |
| le + convaincant pour le soutien à la croissance | 34 | 58 | 8 |
| réforme de la fiscalité | 49 | ||
| réduction de la dette | 58 | ||
| logement | 65 | ||
| réduction des inégalités | 63 | ||
| lutte contre les délocalisations | 53 | ||
| baisse du chômage | 51 |
Le débat avantage DSK sans détrôner Royal
Selon une enquête d'OpinionWay, réalisée pour « Le Figaro » avant et après le débat, Ségolène Royal recule mais demeure la préférée des sympathisants socialistes.
AVANTAGE pour Strauss-Kahn, échec pour Fabius, Royal toujours loin devant. Le premier débat télévisé entre les candidats socialistes à l'investiture n'a pas inversé la donne toujours favorable à la présidente de Poitou-Charentes. Mais DSK semble avoir mieux que les autres réussi l'exercice, si l'on en croit l'enseignement du sondage réalisé avant et après le débat par OpinionWay pour Le Figaro.

(AP/F.Dufour)
L'ancien premier ministre n'a pas marqué des points, y compris sur les thèmes phares de sa campagne. Les sondés ne sont, par exemple, que 21 % à le juger plus convaincant que les autres candidats sur « l'augmentation du pouvoir d'achat », (Royal obtient 44 % et DSK 34 %). À l'inverse, la compétence économique de Dominique Strauss-Kahn est reconnue. Pour 58 %, il est le plus convaincant des prétendants pour « le soutien à la croissance », devant Royal (34 %) et Fabius (8 %). Les sujets ardus le favorisent aussi : la « réforme de la fiscalité » (49 %) ou la « réduction de la dette » (58 %).
La favorite domine la course sur les questions du « logement » (pour 65 % elle est la plus convaincante), de la « réduction des inégalités » (63 %), de la « lutte contre les délocalisations » (53 %) ou de la « baisse du chômage » (51 %).
Pour Hugues Cazenave, président d'OpinionWay, « DSK a beaucoup à gagner à la poursuite de ce type d'exercice ». Comme le montrent, selon lui, les commentaires des personnes interrogées, recueillies sur Internet (lire ci-dessous), la préférence envers Ségolène Royal est « parfois très peu structurée » politiquement, alors que « la cohérence du discours » de Strauss-Kahn serait mise en exergue. « L'image » de Fabius rendrait « inaudible » son discours.
Les enquêtes réalisées dans la perspective de la désignation du candidat PS sont toutefois à analyser avec précaution : elles renseignent sur la perception du débat au sein du parti par des sympathisants, plus que sur le rapport de forces entre les militants, qui sont les seuls à voter. Ainsi Fabius, qui obtient régulièrement des scores très faibles, avait recueilli 20 % des suffrages lors du congrès du Mans en 2005. Ces militants avaient déjà dans l'idée de soutenir sa candidature à la présidentielle.
NICOLAS BAROTTE.
Publié le 19 octobre 2006
![]()
