VIDEO: "J'ai un rêve", a dit le président de l'UDF. "C'est qu'un jour, non contents de parler ensemble, non contents de réfléchir ensemble.. (Université d'été de l'UDF, 02/09/2006)

Publié le par François Alex

Billet composite : VIDEO LCI + article Libération...
Rocardien un jour, Rocardien toujours...
un "coup fumant" qui plaide contre la "guerre civile"...

 


REUTERS : Vendredi 1er septembre 2006 - 20:01

 

PARIS (Reuters) - François Bayrou, qui "rêve" de dépasser les clivages politiques, a accueilli l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard au deuxième jour de l'université d'été de l'UDF à la Grande-Motte (Hérault).

"Vous avez fait un coup fumant en m'invitant ici parce que ça nous donne l'occasion de faire réfléchir au refus de la guerre civile" entre camps politiques, s'est amusé Michel Rocard.






"Il vous faut, vous par rapport à vos électeurs comme nous par rapport aux nôtres, créer les conditions d'une rencontre un peu plus dynamique", a-t-il dit.

"Ce n'est pas facile. Mais, après tout, si c'est cela que vous avez dans la tête, je suis bien d'accord avec l'idée que nos électeurs doivent devenir moins sectaires et que nous devons les y aider."

"Je voulais vous le dire par loyauté: je reste chez moi avec mes bagages", a cependant pris soin d'ajouter Michel Rocard. "Mon arrivée ici est un geste d'amitié vers vous, mais pas l'annonce de mon adhésion."

François Bayrou, futur candidat de l'UDF à l'élection présidentielle de 2007, a pour sa part réaffirmé son credo d'un gouvernement d'unité nationale.

"J'ai un rêve", a dit le président de l'UDF. "C'est qu'un jour, non contents de parler ensemble, non contents de réfléchir ensemble, ces femmes et ces hommes-là puissent travailler ensemble."

Michel Rocard, absent de l'université d'été du Parti socialiste à La Rochelle le week-end dernier, a participé à la Grande-Motte à un débat sur l'école, auquel le ministre de l'Education nationale Gilles de Robien, seul ministre UDF du gouvernement, n'avait pas été convié.

En marge des travaux de l'université d'été, Michel Rocard a vertement critiqué les médias français, accusés d'avoir lancé la campagne présidentielle deux ans avant l'échéance. Cette manière de procéder, a-t-il affirmé, "confine au crime contre la démocratie".

"Tous les candidats partis trop tôt, dans l'histoire française récente, M. Poher, M. Chaban-Delmas, M. Barre, M. Balladur, moi-même, se sont plantés", a-t-il rappelé aux journalistes.


© Libération

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