même si, au départ, ils ont souhaité Fabius, si, à un moment donné, ils sentent que la gamelle va être apportée par Ségolène Royal, ils vont faire comme en 1995... (Bernard Tapie)

Publié le par François Alex

France > La vie politique en bref

 

 

 

 

La rédaction web des Echos - 20 avril 2006

Envoyer à un ami Version PDF Imprimer l'article Retour
France > La vie politique en bref

 

VIE POLITIQUE - 
 Ségolène Royal multiplie les ralliements chez les cadres du Parti socialiste [ 20/04/06 ]

Pas un jour sans qu'une personnalité socialiste apporte son soutien à Ségolène Royal. Hier, Michel Vauzelle, le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, est venu allonger la liste de supporteurs de son homologue de Poitou-Charentes, la seule qui battrait Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle, selon les sondages. Si Ségolène Royal était désignée par les militants socialistes, « elle aurait tout mon soutien. Voir une femme à la tête de l'Etat, c'est une très bonne chose », a déclaré Michel Vauzelle, le deuxième président de région, après celui de la Lorraine, à lui manifester sa préférence. Avec lui, elle élargit la palette de ses appuis, puisqu'il a voté « non » au référendum européen, et appartient au courant Nouveau Parti socialiste (NPS) de Vincent Peillon et Henri Emmanuelli. Hier, un proche de Henri Emmanuelli a également officialisé son choix pour Ségolène Royal : Jean Guérard, le patron de la fédération du Lot-et-Garonne, qui estime qu'elle « apparaît la seule à être en situation de nous éviter Sarkozy ». « Moi je fais partie de ces responsables politiques qui ont envie par-dessus tout d'éviter de revivre 2002 », a-t-il expliqué. Ségolène Royal marque aussi des points dans la région lyonnaise : le maire de la ville, Gérard Collomb, proche de Dominique Strauss-Kahn, autre candidat à l'investiture, s'est déclaré le 4 avril « prêt à [la] soutenir ». Il doit la recevoir à l'hôtel de ville le 9 mai. En dehors du PS, c'est Bernard Tapie, hier, qui s'est également rallié à elle, en assurant qu'elle avait « remis à la mode l'idée que la gauche pouvait gagner ». « Elle a des avantages qui sont liés au fait qu'il y a actuellement un fort mouvement d'envie de changement, de bouleversement, les gens ne croient plus tellement aux anciens », a-t-il souligné sur RTL, persuadé que les autres caciques du PS la rejoindront tôt ou tard, « même si, au départ [...], ils ont souhaité Fabius, si à un moment donné ils sentent que la gamelle va être apportée par Ségolène Royal, ils vont faire comme en 1995, où c'était Emmanuelli prévu et c'est Jospin qui a été désigné ».
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article