Organisation internationale du travail / 7e Réunion Régionale Européenne, Budapest, 14-18 février 2005 / Au centre des débats, le renforcement d'un développement économique et social équilibré dans un

Publié le par François Alex

Organisation internationale du travail

7e Réunion Régionale Européenne, Budapest, 14-18 février 2005

Au centre des débats, le renforcement d'un développement économique et social équilibré dans une région en transition

Mardi 8 février 2005 (BIT/05/6)

GENÈVE (Nouvelles du BIT) - En présence d'une trentaine de ministres, les représentants des travailleurs, des employeurs et des gouvernements de 50 pays d'Europe et d'Asie centrale de l'Organisation internationale du Travail se retrouveront à Budapest du 14 au 18 février prochains, afin de tenter d'apporter des réponses aux défis de la transition économique et de la mondialisation.

Selon le rapport (Note 1) préparé pour l'occasion, la 7e Réunion régionale européenne de l'OIT se déroule alors que les gouvernements de la région sont confrontés à un grand nombre de problèmes sociaux: ils cherchent notamment à inverser la tendance d'un taux de chômage élevé et à réduire la pauvreté, alors même que la région joue un rôle de leader dans l'intégration économique mondiale.

"L'intégration économique internationale n'a pas débouché sur les modes durables de croissance et d'investissement qui sont nécessaires pour que chacun, homme ou femme, ait une véritable chance d'accéder à un emploi décent", dit le Directeur général du BIT, Juan Somavia. Et celui-ci d'ajouter "L'Europe et l'Asie centrale peuvent montrer la voie en mettant au point de nouvelles approches pour répondre à cette aspiration fondamentale de toutes les familles et communautés. Si cette région arrive à développer son modèle social, cela sera un signe d'espoir pour le reste du monde".
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"Flexisécurité": Le rapport aborde également le problème de la régulation des marchés du travail en évolution constante dans le contexte d'une économie mondialisée, et la façon dont un équilibre entre nouvelles formes du marché du travail, stabilité de l'emploi et sécurité des travailleurs peut être trouvé. Selon ce rapport, malgré des mesures pour introduire plus de flexibilité sur le marché du travail, la durée des contrats de travail reste sensiblement identique. Certains pays ont connu une croissance rapide du travail à temps partiel alors que d'autres ont vu le nombre d'emplois permanents augmenter très rapidement. Le rapport attribue cela à deux tendances de fond de l'accroissement de la productivité: connaître mieux son travail est une première cause de l'accroissement de la productivité, d'où les efforts déployés par les employeurs pour retenir leurs travailleurs; la deuxième est la mobilité, par exemple bouger d'un emploi à faible productivité vers un emploi à forte productivité, d'où le besoin d'encourager la mobilité. Ainsi sur une période de trois ans, environ 65 pour cent des emplois temporaires au Danemark et 55 pour cent des emplois aux Pays-Bas ont été transformés en emplois permanents. Entre 1992 et 2002, la stabilité moyenne de l'emploi en Europe s'est accrue légèrement de 10,5 à 10,6 années, dépassant 8 ans au Royaume-Uni et 12 ans en Grèce. La même année, la stabilité moyenne de l'emploi aux Etats-Unis était de 6 ans.

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Publié dans FLEXICURITE

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