Danemark : le choix de la "flexisécurité"

Publié le par François Alex

Retour à l’accueil « Débat 2007, Engageons le débat »

Danemark : le choix de la "flexisécurité"

Avec le taux d'emploi le plus élevé de l'Europe à 25, et un taux de chômage de seulement 6% (3% pour les moins de 25 ans, 8% pour les 55-59 ans), le modèle danois est aujourd'hui une référence. D'autant que la situation de départ était comparable à celle de la France : en 1994, le taux de chômage atteignait encore 12% !

Les trois piliers de la réforme

Le Danemark a fait le choix de la "flexisécurité", qui combine à la fois flexibilité du marché du travail et sécurité des travailleurs. La réforme mise en oeuvre dans les années 1990 combine trois éléments : la protection de l'emploi y est faible, la protection sociale généreuse, et les politiques de l'emploi très développées, notamment pour éviter que les prestations généreuses dissuadent les chômeurs de retrouver rapidement un emploi.

Un nouveau partage des risques

Chaque année, environ 25% des travailleurs connaissent une période de chômage. En effet, le "coût" du licenciement est très bas, et de ce fait, le risque pris par l'employeur est très faible : dans la plupart des cas, celui-ci n'est pas tenu de verser des indemnités de licenciement, . En contrepartie, les Danois bénéficient d'un système d'indemnisation qui reste généreux : le taux de remplacement est proche de 90% pour les bas salaires, et encore plus élevé pour les familles monoparentales.

L'"activation", maître mot de la politique de l'emploi

Dans le même temps, l'"activation" est le maître mot de la politique de l'emploi au Danemark : fortement encadrés dans leur recherche d’emploi, les chômeurs sont tenus d'entrer dans une mesure "active" au bout de six mois ou un an de chômage (formation, emploi subventionné...). Un refus de leur part peut entraîner une suspension de leurs droits.

Publicité

Publié dans FLEXICURITE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article