Toujours est-il qu'il est plus que temps de sortir de la logique d'affrontement que provoque le CPE, de proposer aux Français une sortie par le haut, une vaste concertation tournée vers l'avenir

Publié le par François Alex

La flexisécurité peut en effet être une voie permettant de rassembler les Français autour d'un projet libéral et social assumé. Mais rien ne sera possible sans renforcer notre démocratie en terme d'autonomie et de responsabilité.
Donner de nouveaux moyens à la recherche n' aucun sens si on ne donne pas à l'échelon régional le pouvoir de mener une politique cohérente, si on ne permet pas aux universités de choisir ses partenaires et enseignants en totale autonomie.
Nous avons l'exemple du lamentable départ des pôles de compétitivité en France, une formidable idée étouffée par le centralisme et un conservatisme politique qui n'ose pas toucher aux statuts de la fonction publique et au statut de l'université. Se comparer avec les pays scandinaves, oui mais jusqu'au bout et sans oublier l'exemple de la Catalogne, de la Bavière ou de la Sylicon Valley.
Commentaire n° 1 posté par: Philippe(site web) le 18/04/2006 - 12:59:52
voir le blog de Philippe : http://petitjardin.blog.lemonde.fr/ 
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06 avril 2006

Une flexisécurité à la Française

La crise du CPE permet aujourd'hui d'entrevoir les lignes sur lesquelles une majorité de Français et de jeunes Français peuvent se rassembler. L'opinion prend de plus en plus conscience qu'une évolution vers plus de flexibilité est aujourd'hui vitale pour l'économie et l'emploi. Mais la même opinion refuse que cette flexibilité se fasse aux prix d'une précarité accrue des personnes,  elle attend que soient imaginées et mises en place des contreparties permettant d'envisager un avenir plus sereinement. Cette double attente nous place clairement à proximité des solutions dites de ''flexisécurité'' mises en place au Danemark ou bien en Suède.

La flexisécurité ne s'attache plus à protéger l'emploi mais à protéger la personne tout au long de son parcours  professionnel. Il s'agit d'un accompagnement qui permet au plus grand nombre de travailler régulièrement et de progresser par des formations successives et les pays qui ont entamé cette démarche on vu leur taux et la durée de chomâge se réduire significativement.  Il est désormais utile que le débat né du CPE se focalise sur cette approche globale qui ouvre de nombreuses portes de réforme et d'amélioration de la vie des citoyens à court, moyen et long terme.

Face à cet espoir de concorde naissant, il est désolant d'observer le gouvernement s'accrocher à un CPE dont plus personne ne veut entendre parler. Serait-ce  le refus d'admettre que le CPE est devenu le symbole de son incapacité à proposer un projet économique et social ambitieux et innovant ? Serait-ce aussi le fruit d'une lutte de pouvoir qui n'a que trop duré ? Toujours est-il qu'il est plus que temps de sortir de la logique d'affrontement que provoque le CPE, de proposer aux Français une sortie par le haut, une vaste concertation tournée vers l'avenir. Comme pour tout projet d'envergure il est désormais du devoir des pouvoirs publics de mettre en oeuvre un constat partagé puis d'engager des négociations avant de faire adopter des rêgles nouvelles par le parlement.

On peut franchement douter que ce scénario puisse être initié dans les conditions de négociation que propose aujourd'hui la majorité en place. Il est plus que temps que le pouvoir prenne des iniatives généreuses et ambitieuses et se mette au travail pour créer les conditions qui permettront d'aboutir à une flexisécurité à la Française.

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Publié dans FLEXICURITE

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