Ainsi, la Suède s'est donné comme objectif « zéro pétrole » en 2025. (Ségolène Royal, 17/10/2006)

Publié le par François Alex

L'excellence environnementale et l'après-pétrole.

 

En ce début de 21ème siècle, notre planète est frappée par une crise environnementale sans précédent.

Les gaz à effet de serre provoquent déjà des catastrophes, comme la canicule de 2003. Une partie importante de la population de la planète va subir de plein fouet la montée du niveau de la mer, la désertification, au cours des prochaines décennies.

De leur côté, les ressources énergétiques non renouvelables s'épuisent très rapidement, c'est le cas pour le pétrole. Cette question concerne aussi le gaz, et même l'uranium, à moyen terme. Nous devons donc nous préparer à un problème majeur de transition énergétique, et à la hausse des prix de l'énergie qui en résultera.

La ressource en eau est également un problème majeur, allant jusqu'à causer des millions de morts sur la planète. Pression démographique, désertification, déforestation pesticides, irrigation intensives en sont parmi les causes principales, au sud comme au nord.

Pendant ce temps, sous l'effet du réchauffement climatique, de la déforestation dans les zones équatoriales et de la segmentation des espaces due à l'activité humaine, la biodiversité régresse considérablement, provoquant le début de la 6ème grande extinction des espèces.

Les premières victimes, en France comme partout dans le monde, sont toujours les plus faibles et les plus pauvres, comme la canicule de 2003 et l'ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans l'ont encore démontré. C'est pourquoi, la France doit s'engager résolument, sur son territoire et dans son action européenne et internationale, sur la voie de l'excellence environnementale et dans la préparation de l'après pétrole.

La droite, depuis 2002 s'est contentée de beaux discours alors qu'elle a diminué drastiquement les crédits de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie. Elle a aussi supprimé les subventions à la création de lignes de tramway au moment ou le prix de l'essence augmentait, ce qui est une aberration aussi bien écologique, sociale qu'en matière de recherche et d'innovation.

Ainsi, la Suède s'est donné comme objectif « zéro pétrole » en 2025. Le Brésil s'est lancé dans l'utilisation à très grande échelle des biocarburants et notamment de l'E85. Et mêmes certains Etats ou grandes villes des Etats-Unis, répondant à l'appel du Maire démocrate de Seattle, Greg Nickels, se sont résolument engagés, contre G. Bush, en faveur du respect du protocole de Kyoto contre les pollutions et pour le développement de nouvelles technologies propres.

Lorsqu'elle se sera, à son tour, engagée dans la voie de l'excellence environnementale, la France devra entraîner avec elle ses partenaires européens, pour proposer des solutions nouvelles aux pays en développement.

J'ai décidé d'ouvrir un débat participatif sur ce sujet. Je vous propose d'ordonner nos débats autour des quatre questions suivantes :

1.Comment diminuer radicalement nos émissions de gaz à effet de serre ?

2.Comment préparer efficacement l'après pétrole et la transition énergétique ?

3.Comment sauvegarder la biodiversité en France et dans le monde ?

4.Comment lutter plus efficacement contre les pollutions de toute nature ?


2.Comment préparer efficacement l'après pétrole et la transition énergétique ?
Envoyé par: Ségolène Royal
Date: 17/10/06 10:07

Nous avons vécu dans l'illusion de l'énergie bon marché et du pétrole éternel. Pourtant, le prix du pétrole est condamné à augmenter très fortement dans les années à venir, et sa disponibilité à diminuer inexorablement.

* Meilleure isolation des logements, réduction des gaspillages dans les transports, nouveaux modes de consommation sans pénaliser le citoyens les plus faibles… où sont les priorités et les marges de manœuvre ?

* Sur quels domaines concentrer un effort massif de recherche pour accélérer l'amélioration des rendements énergétiques de nouvelles énergies renouvelables, au-delà de celles déjà performantes ? Solaire photovoltaïque, hydroliennes, cheminées thermiques… ?

* Quelle peut être la place, à la lumière des expérience étrangères, des biocarburants ? Quelles sont les filières les plus intéressantes, au regard de leur bilan énergétique, de leur coût et de leurs conséquences pour les terrains agricoles ?

* Quelle place à terme pour chaque source d'énergie, dont le nucléaire, en dehors du pétrole ?
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