Claude Guéant n'a toutefois pas précisé quels étaient les postes qui avaient été proposés à Mme Lauvergeon, qui fut à l'Elysée l'un des "sherpas" de François Mitterrand (Le Monde, 13/05/07)

Publié le par François Alex

Futur gouvernement : M. Védrine et Mme Lauvergeon réservent leurs réponses, selon Claude Guéant

 

Hubert Védrine et Anne Lauvergeon, deux anciens proches du président François Mitterrand (1981-1995) auxquels Nicolas Sarkozy a proposé d'entrer au gouvernement, réservent leur réponse, a affirmé, samedi 12 mai, Claude Guéant, ex-directeur de campagne du président élu.

"Nous sommes en contact avec Mme Lauvergeon. Je l'ai encore eue au téléphone ce matin", a-t-il assuré en précisant que la PDG du groupe nucléaire français Areva "ne dit pas non à tout". Le collaborateur de M. Sarkozy n'a toutefois pas précisé quels étaient les postes qui avaient été proposés à Mme Lauvergeon, qui fut à l'Elysée l'un des "sherpas" de François Mitterrand pour les grands rendez-vous internationaux. Selon Le Figaro de samedi, Anne Lauvergeon aurait cependant opposé à M. Sarkozy "une fin de non-recevoir".

RESTER "COHÉRENT"

Quant à Hubert Védrine, ex-secrétaire général de l'Elysée, ancien ministre des affaires étrangères de Lionel Jospin, à qui aurait été proposé le ministère des affaires étrangères, il réserve lui aussi sa réponse, selon M. Guéant. Toutefois, "on pourrait réfléchir à un autre poste pour lui", a-t-il ajouté, assurant que le ministère de la justice avait également été évoqué pour cet ancien collaborateur de François Mitterrand.

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AFP/GUAY / LABAN-MATTEI
Hubert Védrine et Anne Lauvergeon, deux anciens proches
 de François Mitterrand, auraient été approchés par Nicolas
 Sarkozy pour entrer dans le futur gouvernement.

Interrogé sur le cas de M. Védrine mais aussi sur celui de Claude Allègre qui a été vu ce samedi à la Lanterne, résidence du premier ministre à Versailles où se trouve ce week-end M. Sarkozy, François Hollande, le premier secrétaire du Parti socialiste, a estimé qu'il fallait être "cohérent" et que la politique avait "besoin de clarté, pas de confusion". Quant au maintien au PS de ceux qui travailleraient pour Nicolas Sarkozy, M. Hollande a répondu : "Comment voulez-vous que des membres d'un parti qui a contesté tous les choix de Nicolas Sarkozy depuis 2002 et dans cette campagne présidentielle, qui serviraient celui qui a été leur adversaire, puissent rester membres du Parti socialiste ?" 

LEMONDE.FR avec AFP | 12.05.07 | 19h43

Publié dans MITBESTIMMUNG

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